POUR SAUVER NOS ENFANTS DE JUGES
Pour garantir leurs intérêts

Lettre à Mme le Juge Flavie LE TALLEC
Copie à l’opinion

Madame Le juge,

Dans le conflit qui m’oppose à leur mère, vous avez pris le 04 JUIN 2013, la décision de transférer la résidence de mes enfants Papis et Adja (alors âgés de 14 et 12 ans) allant ainsi à l’encontre de leurs souhaits, et bien qu’ils aient toujours habité avec moi.

Pour vous rappeler les faits, cette garde avait été le fruit d’un premier accord passé en 2003 après une séparation difficile d’avec leur mère. Accord qui fut reconfirmé en juin 2005  sur l’initiative de leur mère, lors du divorce auprès du JAF à Evry qui avait alors pris soin de la recevoir seule, par deux reprises, pour se faire confirmer les termes de l’accord.
Les enfants ont de ce fait grandi à mon domicile, près de moi mais également jamais loin de leur mère qu’ils voyaient régulièrement, mon souci ayant toujours été l’intérêt de mes enfants et non l’alimentation d’un conflit inutile.

Donc après dix ans de garde, vous prenez le pari d’un transfert de domicile de ces enfants qui avaient bâtit beaucoup de codes, de ressorts d’existence et d’évolution avec le papa que je suis !
Transfert fait au motif entre autre que les conditions de la séparation dix ans auparavant se seraient faites au détriment des intérêts de la mère.
Et ce, bien que la conclusion d’une enquête sociale, très difficile (j’en avais contesté la modalité !), ait recommandé la résidence de nos enfants à mon domicile ; et que nos deux aînés, alors interrogés, avaient expressément manifesté leur volonté de continuer à demeurer en résidence principale avec moi. Quelle surprise alors!

Mon fils, pourtant de nature très réservée, nous avait tous surpris lui aussi suite à votre décision. Il a déployé beaucoup d’énergie pour ne pas être déménagé de chez son père. Il a été jusqu’à résister, par deux fois à deux compagnies de police, qui venaient le chercher à la demande de sa mère. Il a continué en se constituant un avocat pour défendre sa volonté de rester habiter avec son Papa. Ce nouvel élément, a bien motivé une requête qui a été introduite au lendemain de votre décision mais qui a été rejetée au motif qu’il y avait un appel en cours et qu’il fallait en attendre les effets.

Aujourd’hui avec le temps, il a été rattrapé par sa nature, qui lui fait autant que faire se peut, éviter les conflits. Il n’en parle plus, ou du moins plus explicitement. Car ça ne l’empêche pas de nous interpeller de tout son possible en traduisant son mal être par l’apparition de nombreuses maladies psychosomatiques (maux de ventre, de dos ou de tête), qu’il a le don de développer, accompagné d’un désinvestissement de sa scolarité. D’où ses nombreuses absences !

Transfert dont on peut constater aujourd’hui hélas, combien il aura été préjudiciable pour l’équilibre de mes enfants et notamment de mon fils aîné Papis.
Mon grand garçon aujourd’hui âgé de 16 ans, reconnu précoce suite à un test de WISC IV effectué en 2009, avec un QI de 138, est aujourd’hui dans une situation scolaire très préoccupante pour son avenir ! Ses résultats n’ont jamais cessé de chuter et ses absences ont pris une proportion inquiétante (en lien avec des multiples plaintes somatiques) depuis son changement de résidence.
Ainsi après avoir sauté une classe en 2008, sa dernière moyenne en math, alors qu’il était encore en résidence avec moi, était de 19 en Juin 2013 ; elle tourne aujourd’hui autour de 10 ; et de 16 en français elle est passée à 09.
Et jamais vraiment absent jusqu’alors de l’école, il l’a été pour 130h la première année et pour près de 108h la deuxième année après son transfert. Ne montrant plus, hélas, que très peu d’appétence scolaire.

Vous disiez en outre dans vos considérations : que « les enfants disposant de capacités intellectuelles, il n’est pas démontré que l’encadrement de Mr NJIE est la cause des bons résultats scolaires » (du père que je suis ??? Du non surdiplômé ??? Ou du sénégalais comme a insisté Madame???).
Assertion dont je n’ai de cesse de me demander aujourd’hui encore et encore les motivations qui ont pu vous l’inspirer !
D’autant que vous vous empressez de rajouter que « Mme JARROUX, dont la profession révèle un niveau d’études supérieures tout à fait honorable, doit être en capacité d’apporter aux enfants l’aide scolaire nécessaire ».

Sans doute aurais-je dû vous informer que même avec un niveau d’études honorable le simple fait d’être ascendant d’enfants « même intelligents » ne suffit pas à en faire des enfants à la trace ; encore faut-il leurs accorder le temps et l’attention nécessaire pour trouver et susciter en eux la capacité de s’élever.
Peut-être aussi aurais-je pu également vous rajouter que moi aussi, ai eu l’opportunité notamment d’études supérieures en fac de math, même si elles n’ont pas été sanctionnées par un diplôme de niveau similaire. Et qu’à l’école de la vie, je me suis formé également, formation qui à bien des niveaux peut conférer un savoir-faire utile pour l’encadrement, l’accompagnement et l’épanouissement de jeunes enfants.
Mais je n’avais pas encore compris la nécessité de vous rappeler des évidences.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, Papis mon ainé de 16 ans jusqu’alors extrêmement brillant (cf: 1, 2, 3, 4, 5) dans sa scolarité, n’a eu de cesse de présenter un délitement continu 16 de ses résultats et pas seulement. Il fait montre d’un comportement nouveau sans doute sa façon à lui d’indiquer par là un malaise grandissant.

Il ne lit plus de livres, ne pratique plus de sport mais beaucoup de jeux vidéo ; des journées entières devant la télévision ou l’ordinateur, quand ce ne sont pas des moments à traîner  dehors en période scolaire. Et je passe ici les problèmes d’hygiène graves sur lesquels le caractère public de cette interpellation m’empêche d’insister.
Quel gâchis en tout cas  pour ce gosse qui ne témoigne plus que peu d’appétence scolaire.
Ce délitement va maintenant jusqu’à faire dire à sa propre mère qu’il pourrait redoubler sa classe de terminale,se préparant un dossier préjudiciable pour la poursuite de ses études.  Et si pour sa sœur c’est moins catastrophique, elle aussi alors abonnée au tableau d’honneur auparavant fait du yoyo pour ses résultats scolaires. Alternant le bon et le moyen en lieu et place de l’excellence qui a toujours été son credo jusqu’alors.
Y’aurait il une causalité ou tout au moins une corrélation d’avec ce transfert ? Je vous en laisse sans jeux de mots, juge !

Mais ce n’est pas seulement la scolarité de mes enfants qui est mise à mal, c’est aussi le lien avec leur famille. Vous preniez aussi une mesure d’interdiction de sortie du territoire pourtant auparavant rejetée par votre prédécesseur sur mon dossier : le juge VIVIAN !! Notre dossier vous ayant été transmis suite à sa mutation, il semble vous avoir inspiré des convictions totalement contradictoires à celles de votre prédécesseur sans que nous en comprenions la cause. Ainsi, sans élément nouveau aucun, convoquant un article 373-2-6 du code civile que vous dévoyez au passage par les motivations que vous invoquez, qui nulle part n’illustrent ni l’esprit ni la lettre dudit article (…),vous revenez même sur un jugement déjà prononcé sur ce point.

Comble de l’ironie où du cynisme les supputations de danger invoquées par mon ex femme jusqu’alors, ont dès le lendemain de votre arrêt été balayés dans un échange SMS d’avec elle, où elle admet que les enfants ne sont pas en danger au Sénégal. Elle s’avançait d’elle-même dans une proposition de papier d’autorisation de sortie du territoire pour nos vacances à venir, sans la moindre sollicitation de ma part, mais simplement au regard de la déception pour nos enfants, qui espéraient  aller en vacances au Sénégal cette année-là (comme à chaque fois que les finances pouvaient le permettre), et qui se sont construits depuis toujours sur un contact régulier avec les deux parties de leurs familles. Ce qu’avait compris le juge VIVIAN qui voyait bien qu’il n’y a aucun danger d’aucune sorte pour eux de voyager au Sénégal.
Quelle déception en tout cas pour ces enfants depuis! Quel est le sens de couper ces enfants d’une partie de leur famille, à la lumière des éléments alors dans le dossier reconnus par le juge VIVIAN, et même par mon ex-femme ? En fait vous aviez le pouvoir de prendre cette décision et vous l’avez fait ! Quelle décision inique au regard de l’absence de motivations sérieuses pour là justifier !

Votre décision, n’aura servi sur ce point ni à protéger des enfants, ni à garantir la continuité et l’effectivité d’un lien avec un parent ; lien qui n’a jamais été menacé par ailleurs. Mais elle assoira juste une surpuissance d’une mère qui peut tout aussi bien me réclamer un autre jour d’obtenir son autorisation pour ramener mes enfants chez le coiffeur (ex: 2).

Résumons : Leur mère saisit le juge en Février 2012 car j’aurai des projets d’aller m’installer au Sénégal avec les enfants ; et en ce sens ce serait de la maltraitance. Elle demande l’interdiction de sortie de territoire pour les enfants, et le transfert de résidence. Le juge la déboute en Mai 2012 et demande une enquête sociale pour déterminer la résidence de notre dernier enfant alors autre sujet de conflit (dans un libellé il est vrai un peu flou), puis est muté.
La conclusion de l’enquête sociale est rendue au mois de novembre 2012 : elle ne traite aucunement de projet d’installation au Sénégal (puisque non avéré) mais recommande la garde de nos deux grands enfants là où ils ont toujours vécu, chez moi.
Vous prenez la suite du juge VIVIAN en mars 2013 et revenez sur le rejet de l’interdiction de sortie de territoire de manière totalement arbitraire sans qu’il n’ait été fait de demande supplémentaire ou que des faits nouveaux soient apparus.
Et en épilogue le lendemain même de votre prononcé d’interdiction de sortie du territoire mon ex-femme propose d’elle-même de faire un papier de sortie du territoire.
En somme une grossière tactique qui a consisté pour elle à mettre un filet dérivant avec l’espoir de quelques résidus pris dedans à tout hasard : ce qui n’a finalement pas manqué. Nous donnant l’image d’une justice dite non pas en fonction des textes (comme dans ce cas où nulle mention de motivations dictées par l’intérêt des enfants n’est faite), mais bel et bien à la tête du client et en fonction semble-t’il du juge !

Je connais la « sacralité » du juge, qui se doit aussi de garantir l’équité, ce que je consacre comme tout le monde ; et ne mets en cause que votre personne, par définition faillible et dont je doute vraiment de l’objectivité dans ce dossier, surtout à la lumière de tous les éléments que je viens d’exposer. Quel sens pour nos enfants ?

Dans vos attendus vous apparaissez plus comme mon procureur que mon juge, reprenant à la lettre des faits rapportés par mon ex-femme, faits pourtant classés sans suite et datant de 2001 à 2003 que vous convoquez pour décider d’un transfert en 2013 ?? Voilà qui apparaît pour le moins curieux; sauf à vouloir consacrer une vengeance !

Alors je veux vous interroger Mme le Juge Flavie LE TALLEC

 Je veux vous interroger sur l’intérêt « avéré » de votre décision pour ces enfants ; cet enfant aujourd’hui âgé de 16 ans qui nous manifeste clairement son mal-être à travers ses maux et son désintérêt pour sa scolarité, et par là son avenir.

Quand avec moi il saute une classe avec sa mère aujourd’hui il peut la redoubler!

Oui alors je veux vous interroger publiquement et alors j’aurai peut être la chance que cette fois-ci, vous m’entendrez et lirez des éléments et arguments qui étaient déjà dans le dossier qui vous a été présenté!

Alors Mme le juge LE TALLEC qu’est-ce qu’on fait maintenant de mon garçon qui ne demandait rien d’autre qu’à maintenir ses habitudes et qui aujourd’hui suite à votre décision patauge sur tout ?
Ce garçon à qui des lendemains de tous les possibles étaient promis et dont la mère interpellée sur ses résultats médiocres se dédouane en renvoyant sur sa responsabilité, invoquant son libre choix.
Responsabilité et libre choix qu’elle vous avait pourtant demandé de balayer quand il s’agissait de le transférer de chez moi et que ce garçon avait alors clairement indiqué en prenant ses responsabilités, son opposition à ce transfert.

Et comme ça ne suffisait pas, elle balayera encore plus ce libre choix et cette responsabilité en demandant à la police de l’aider à déménager de force de chez moi cet enfant qui ne le voulait pas.
Cette responsabilité, qu’elle convoque maintenant pour s’exonérer de sa responsabilité de parent à elle, et qui pesait peu face à ses intérêts.
Responsabilité qui aujourd’hui à bon dos pour excuser les conséquences négatives et les défaillances consécutives à ce transfert!

Oui Mme le juge Flavie le TALLEC il me paraît judicieux que vous soyez informée aujourd’hui des conséquences de vos supputations sur l’encadrement de Madame que vous supposiez à la mesure ou potentiellement supérieur à l’encadrement que je consacrais ; du seul motif de son « niveau d’études honorable » : gage pour vous de réussite pour les enfants.

Je veux vous interroger sur votre pari qui a vu ce garçon pourtant plein de promesses passer ainsi de 19 de moyenne en math vers un 10 et de 16 en français à 09 pour sa classe de première remettant en cause toutes ses promesses d’excellence et d’avenir.
Résultats scolaires qui, s’ils sont circonstanciels du contexte et du moment ; n’en seront jamais jugés toute sa vie durant, à l’aune de ce même contexte ou de ce même moment ; mais toujours au niveau et en valeur de ce qu’ils indiquent!

Je veux vous interroger sur les centaines d’heures d’absences de l’école ces deux dernières années, dont les justifications faites par sa mère relèvent sinon d’un autisme volontaire au moins d’une négligence coupable.(…)

Je veux vous interroger sur votre décision qui dans la pratique implique que quand bien même l’arrêt officiel des cours est fixé au 04 Juillet, mon garçon lui, en classe de première, arrête ses cours au début du mois de juin, mais n’en reste pas moins livré à lui-même ; et solitaire qu’il est, reste seul dans un appartement vide, chez une mère qui n’a pas le temps de s’en occuper, comme pour cette année de préparation de bac français.

Je vous interroge Mme le juge sur cette réalité inepte qui veut que nonobstant ma disponibilité à 3km de lui, pour l’encadrer et l’aider à préparer ce bac français mais aussi comme pour chaque fois qu’il est « réputé » malade, et seul chez sa mère, que je ne puisse le faire comme il m’est loisible et possible et comme il se doit, parce que vous l’avez décidé ;
Oui Mme le juge vous l’aurez au final assigné avec lui même.

Je veux vous interroger sur ces enfants que j’aime infiniment et sur celui en particulier, qui, au moment où il a le plus besoin de moi, à l’âge réputé difficile de l’adolescence, a été   soustrait par vos soins de mon environnement immédiat !

Je veux aussi vous interroger sur cette interdiction de sortie de territoire prononcée avec autant de désinvolture alors que rien ne le justifiait, simplement parce que vous en aviez le pouvoir ; et qui dans les faits conduit à nier pour ces enfants une part d’eux en la personne de leur famille restée au Sénégal avec laquelle ils se sont pourtant construits (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) ; et qui de fait traduit une amputation d’une partie de leur identité.
Identité je vous le rappelle sciemment choisie par la mère, qui a fait ces enfants avec moi: un homme noir avec un mélange de culture française et sénégalaise ; en ignorant rien de ce que je suis. Comment aurais-je pu le dissimuler d’ailleurs.
Elle ne vous avait rien demandé d’autres que de condamner ce qui est en moi et en ses enfants : une « sénégalité» qui, telle une défiance à son monde, avait en son temps,  fortement contribué alors à raffermir nos liens amoureux, et dont elle se sert aujourd’hui pour susciter une méfiance voire un relent xénophobe.

Alors je veux réinterroger chaque point qui a motivé vos décisions car si pour vous nous n’avons été qu’une parenthèse qui n’aura eu vie dans votre conscience que le temps d’une audience au tribunal, elles auront eu pour nous des conséquences très inscrites dans nos quotidiens et présentent déjà des stigmates à jamais indélébiles.

Pour garantir leurs intérêts